• Samedi 14 Novembre

    Le 13 Novembre 2015, la France a été frappée de plein fouet. On disait "cette fois, c'est la guerre", "l'aube d'une nouvelle ère", celle de la peur, de la terreur. 

    Il n'en a pas été ainsi. Quelques jours de stupeur, de commémoration, et puis la vie a repris son cours, "comme avant". 

    Le 13 Novembre 2016, Paris se souvient.

    Je n'ai pas fait d'article de commémoration - alors faisons-le maintenant. J'ai commencé ce livre le 13 Novembre, et ma journée de commémoration était le jour où je l'ai terminé, Vendredi 18 Novembre. 

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    B. était à une terrasse, cette nuit-là. Il a vu les tireurs tuer. 

    Ils ont pris son frère, Pierre. 

    Le lendemain, il croise un homme dans le métro. Il le reconnaît : c'est l'un d'eux. 

    Alors, sans avoir décidé ce qu'il va faire, il le suit. 

    [Pour une fois, j'ai pris le résumé de la 4e de couverture. Il était très bien fait, je ne vois pas l'intérêt d'en changer.]

     

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    Samedi 14 Novembre est un livre brutal, juste, fin. Un livre qui ose écrire au présent, puis au passé, puis au futur. Un livre qui défie les lois de la littérature, plaçant son épilogue après ses remerciements. Un ouvrage divisé en actes et entractes, qui explore les réactions de toutes les personnes qui y apparaissent, de la danseuse que B. croise dans le métro à l'homme qui lui a donné ses cigarettes - leurs envies, leurs peurs. Ce ne sont pas des personnages, mais des hommes.

    Inspiré de l'Etranger d'Albert Camus comme de Dans le Désordre de Marion Brunet [Magnifique livre sur la jeunesse, l'anarchisme, la rébellion], Samedi 14 Novembre offre une réelle progression dramatique ou le héros, d'abord brutal, presque monstrueux, réalise peu à peu que sa colère lui fait perdre son humanité. On s'embarque dans une réflexion sur la culpabilité, la colère, la violence - mais à quoi bon ? Ça effleure le texte, ça pose des questions, mais c'est surtout porté par une écriture franche, juste, brutale, et belle. 

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    Le vendredi 13 Novembre 2015, j'ai pris un autre bus que le mien, j'ai descendu à un autre arrêt pour venir en cours. En passant devant le panneau vigipirate, je me suis demandée ce que serait la France si Daesh avait gagné en Janvier - ce soir-là, il y a eu les attentats. Le vendredi 18 Novembre 2016, mon bus faisait une déviation, j'ai donc repris l'autre bus pour la première fois depuis le 13 Novembre 2015, je repasse devant le panneau vigipirate, et je finis mon livre. Juste après, c'était l'exercice de confinement en cas d'attaque terroriste...

    Samedi 14 Novembre a pour simple but de nous rappeler les attentats d'une manière vraie, sincère. Et c'est magnifique.

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 20 Novembre 2016 à 20:40

    Oh, ça a l'air d'être un beau livre :) 

    2
    Mardi 20 Décembre 2016 à 12:13

    C'est un livre extraordinaire *^*

    3
    Mardi 20 Décembre 2016 à 18:54

    Oooh, j'ai envie de le liiire *^*

    4
    Dimanche 8 Janvier à 18:12

    C'est vrai que ça donne vraiment envie!  ***

    5
    Lundi 9 Janvier à 18:16

    Tu as changé d'avatar et de pseudo :3 Merci :) C'est assez brutal comme histoire mais c'est beau quoi '-'

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